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Pourquoi l'Industrie est-elle si opaque ?

  • clairetenailleau8
  • 11 déc. 2024
  • 12 min de lecture

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Le mois de Décembre m’a amené à repenser ma stratégie business pour 2025 et de facto ma stratégie de communication.

Alors comme je suis bonne élève (heureusement que je n’ai pas d’anciens camarades de classe par ici pour me contre dire), j’ai potassé encore & encore mon persona.

Et là il y a un frein majeur que je pensais avoir traité mais que j’ai décortiqué sous un nouvel angle.

👇

Allez, je pose un peu de contexte.

Si vous attrapez le wagon en marche, mon activité c’est : aider les industries à fidéliser et attirer des collaborateurs à travers 4 piliers :

✅Améliorer les processus RH

✅Développer sa culture d’entreprise

✅Développer son EVP (Promesse employeur)

✅Développer sa stratégie de Marque Employeur


Mais voilà, de façon quasi systématique, je me heurte à une dissonance qui me hérisse le poil comme un vieux morceau de Jean-Michel Jarre. (Je sais, c’est dur…)

Cette dissonance, je peux vous la résumer en deux phrases :

✅ “Voilà Claire, on a vraiment envie de développer notre Marque Employeur.” 

❌ “Par contre, on ne peut pas :


  • Filmer ou photographier les ateliers

  • Parler de notre stratégie

  • Présenter nos produits

  • Etc., etc.”



Et la conclusion habituelle :

👉“On va faire des vidéos témoignages.” 

👉“On va booster nos offres d’emploi sur les job boards.” 

👉“On va poster nos offres sur LinkedIn.”

Ok Jean-Michel, c’est bien tout ça, il faut le faire ! Le seul problème, c’est que ce n’est "que" de la communication de recrutement, pas de la marque employeur...


PSSSST : revenons à nos moutons.


 ❓Mais pourquoi, au fond, l’industrie est-elle si opaque ?A t-elle autant de mal à communiquer ❓

👉Car si ce constat s’applique à la communication employeur, il peut tout aussi bien s’étendre à la stratégie de communication globale !

👉Et si je pensais “simplement” devoir faire de la pédagogie sur le sujet à coups de carrousels LinkedIn, de podcasts ou d’articles, je me trompais lourdement.


En réalité, ce "détail" que j’avais laissé traîner bien au fond de ma besace, c’est :

💡 Prendre la parole, pour les industriels, est un véritable changement culturel. 💡

Alors, c’est à travers ce prisme culturel et stratégique que nous allons décortiquer la réponse à cette question, qui demeure primordiale. pour plusieurs raisons :

✅ Aujourd’hui, les candidats & les clients recherchent de la proximité, de la connexion pour se projeter

✅ L’inter-Industrie a de nombreux visages et subit depuis des décennies des politiques de tertiairisation de la nation. Créer des représentations visuelles, incarnées et personnifiées c’est un élément déterminant pour l’avenir de la filière

✅Je ne crois pas avoir besoin de rajouter un 3ème point 😉


1. Pourquoi on en arrive là ?

On va quand même se le dire. L’industrie est l’un des piliers de l’économie mondiale.

Si on cause seulement de l’Hexagone, c’est un peu l’épine dorsale de la nation et les enjeux de la réindustrialisation sont ambitieux et prioritaires pour notre développement.

Mais voilà, en 2024 , l’Inter-Industrie est souvent perçue comme un domaine hermétique, marqué par une communication limitée, voire absente en interne comme en externe.

Et forcément , sans représentations claires l’imaginaire laisse la part belle aux théories et aux visions étriquées bloquées dans une faille spatio temporelle entre Germinal & Irobots.

Mais ce n’est pas tout ! Et vous aussi vous savez que l’on hérite encore de :

✅ la vision des trentes glorieuses d’une Industrie aux conditions encore très difficiles, d’une organisation taylorienne poussée à fond de cale

✅ du “Industry Bashing” porté par une vision modélisée et plus proche de Germinal que de IRobot. Alors même que la transition vers des nouveaux modèles conscients de leur impact sur l’environnement est clairement bien plus avancée que dans d’autres secteurs (👋FAIRMAT, PIMPANT etc…)

✅ de cette fameuse ritournelle à la réunion parent-prof. Celle-ci c’est la droite ligne de la politique de tertiairisation portée depuis plusieurs décennies : “T’as de bonnes notes tu sais, ce serait dommage de bosser dans l’industrie”.

✅ de la difficultés de nos filles à se projeter vers des études scientifiques, techniques. Ce qui réduit encore la voilure de la diversité des profils et de la transformation des industries vers un modèle plus inclusif et diversifié.

Alors forcément, la communication n’est pas le seul élément de réponses. On soulève ici des sujets profonds, sociétaux et je n’ai aucune envie de me lancer en politique. D’ailleurs si vous me lisez je crois bien que vous non plus !

Pour autant, ce que je sais c’est que l’opacité n’aide en rien à résoudre les problèmes.

En jetant un coup d'œil à d'autres modèles, on voit bien que certains ont su tirer leur épingle du jeu. Les start-ups, par exemple, prônent la transparence. Certes, il ne s'agit pas de copier-coller leurs méthodes dans l'industrie, mais plutôt de s'en inspirer pour adapter des pratiques à votre propre culture d'entreprise. A votre juste besoin.

Je vous recommande d'ailleurs "Start-up, Scale-up, licornes réinventent les RH" de Michel Barabel & Pierre MONCLOS 🐙 . Ce livre offre des illustrations et des cas pratiques intéressants. Il est également essentiel de garder à l'esprit que le modèle start-up, axé sur l'agilité et la croissance rapide, peut entrer en opposition à certaines organisations industrielles. Au risque de me répéter, on ne cherche pas à copier mais à s’inspirer.

Alors, pourquoi ce fossé culturel existe-t-il ?

Et surtout, comment l'industrie peut-elle évoluer pour adopter une approche plus ouverte, tout en respectant ses impératifs stratégiques ?

2. La Culture d'Entreprise dans l'Industrie : Un Héritage d'Opacité

Avec une envie furieuse de tirer la pelote, j’ai bien pensé que les causes racines devaient se trouver directement dans le terreau🧑🌾 . En clair dans la culture d’entreprise.

Pourquoi me direz-vous ? Alors que vous aviez déjà dégainé votre AMDEC ou votre ISHIKAWA ?

Et bien simplement parce que la culture de l’entreprise c’est son identité. Et ce qui est très curieux avec cette drôle de bête c’est qu’elle trouve sa place par des facteurs tantôt externes & tantôt internes :

✅ Elle a quelques racines trempées dans la culture nationale avec l’impact de l’organisation du travail, du cadre juridique, de l’histoire, des croyances et du dialogue social

✅ Elle a aussi le petit doigt qui trempe fortement dans la vision du fondateur, ses propres croyances, son histoire, ses valeurs etc…

✅ De temps en temps, elle trempe un orteil auprès du refondateur qui a repris l’entreprise pour porter une nouvelle stratégie

✅ Elle saute ensuite dans le grand bain auprès de l’ensemble des collaborateurs où elle sera véritablement incarnée, portée, façonnée par les acteurs de l’entreprise.

En clair, la culture d’entreprise surdétermine tout le fonctionnement de l’entreprise au travers du mode opératoire culturel.

Mais non n’écarquillez pas déjà les 👀 comme ca !

En vrai c’est très simple. La culture d’entreprise c’est d’abord :

👉Des empreintes (histoire, héritage etc..)

👉Des Croyances

👉Des valeurs

👉Un coeur de métier

👉Le lien social

Qui vont déterminer à elles seules les processus, les pratiques et les comportements qui sont attendus au sein de l’entreprise. C’est un cadre de référence. Qui nous aide à répondre à ces questions de base que l’on se pose :

❓l’orientation plutôt individuelle ou collective ? Et pourquoi ? Comment ?

❓La relation à l’incertitude et à l’ambiguité ? Et pourquoi ? Comment ?

❓La relation à la puissance, au pouvoir etc… ? Est-ce que je rajoute encore pourquoi et comment ?

❓Quels sont les modes de raisonnement ?

❓Quelle est la relation au monde & à l’extérieur ?

❓Quid de l’équilibre entre : humain et production ?

Vous vous sentez mieux ? Ba oui c’était pas si compliqué 💪

Alors, ce sera notre grille de lecture pour répondre à la question de l’opacité dans l’industrie.

Même s’il est évidemment impossible de généraliser, et qu’il y a seulement une approche opérante (mettre les mains dans le cambouis, aller interroger vos collaborateurs , comprendre etc..) de la culture d’entreprise qui permettent d’y voir claire, j’ai pu déterminer une liste (non-exhaustive) de grands traits souvent communs aux cultures industrielles :

👉Elle dispose souvent d’une forte culture communautaire. L’équipe est au centre de la performance.

👉Qui laisse peu de place au doute, à l’incertitude au lâcher prise. Les risques et prises de risques sont mesurées, analysées. Les indicateurs sont décortiqués et les processus sont écrits.

👉 Qui est prédisposé au mode de raisonnement causal reliant des faits et les causes. L’intuition, c’est pas franchement palpable ça !

👉 Qui a souvent tendance à vivre en “vase clos” d’abord centrée sur ce qu’elle doit produire et induit donc une forte orientation “terrain”.

👉 Par nature, une industrie “produit”. Donc l’orientation principale est la qualité du produit, les délais, la sécurité. Cela ne veut pas dire que l’humain n’est pas un sujet mais simplement que vous produisez un produit

On peut même tirer le trait car, dans des domaines sensibles comme la défense, la supply Chain est un facteur de risque conduisant d’autant plus la stratégie à opacifier non seulement sa communication mais aussi, ses processus, ses échanges, ses projets etc…

Et ce dernier point, relevant de l’ouverture au monde est, je le crois, un révélateur de ce qui freine la transparence dans les communications des industriels.

Oui oui, le suspense est à son comble mais promis je détaille :

💡Cet héritage de la confidentialité amène donc les industriels à considérer que “le savoir c’est le pouvoir”.💡

L’information devient en quelque sorte l’expression du pouvoir et probablement du niveau hiérarchique dans l’entreprise.

Pour illustrer, et là je pense toujours à ces secteurs très sensibles, il y a des modes opératoires industriels qui sont découpés en plusieurs étapes afin de produire le produit final (sous-marin, avions, blindés ou ce que vous voulez). Il est souvent d’usage que l’intégralité du processus ne soit connu que pour une poignée de personnes afin de “dérisquer” la fuite d’informations, l’espionnage, les risques de cyberattaques etc…

Dans cet exemple, je pousse volontairement le curseur pour que l’exemple soit parlant. Mais à des niveaux de risques différents, et dans beaucoup d’industries , les secrets de fabrication sont bien gardés.

C’est donc bien ici que l’on met le doigt sur ce qui explique l’opacité culturelle de l’industrie.

Mais l’angle est encore trop restrictif et traite seulement de la notion des empreintes.

3. Le culture Technique

Juste en haut je vous ai expliqué les différents niveaux dans lesquels s’expriment la culture d’entreprise (Les croyances, valeurs, empreintes, le coeur de métier, le lien social).

Mais je ne vais pas m’arrêter en si bon chemin.( Qu’est-ce qu’on s’amuse par ici non ? )

Car si le paragraphe précédent détaillait l’impact des empreintes dans l’opacité industrielle, nous allons ici traiter de l’impact de la culture métier.

A la création, le leader importe dans son entreprise une partie de son ADN, de ce qu’il porte, de sa vision.

Pour exemple prenons le cas de RENAULT. Son fondateur Louis RENAULT était un véritable passionné de mécanique. Mais au delà de cet élément essentiel, il s’est révélé être un excellent inventeur et ce qui l’animait c’était l’innovation. Au fil des ans, et aujourd’hui encore, RENAULT reste précurseur en matière d’innovation, d’excellence. Pour la petite anecdote c’est d’ailleurs un des éléments culturels ayant freiné la fusion qui était envisagée dans les années 90 VOLVO & RENAULT . Culturellement les équipes VOLVO n’étaient pas si agiles dans les changement, les innovations impulsées par RENAULT.

Mais tout fondateur qu’il soit, chacun s’entoure des professionnels experts dans leurs domaines avec un coeur de métier commun. Dans cet exemple : la mécanique.

Pour accompagner la croissance, développer la R&D, les modes opératoires, les équipements industriels, c’est une armée d’ingénieur qui encadre et porte ces projets.

Or chaque profession possède ses codes, ses valeurs, ses normes et son vocabulaire. C’est un héritage culturel qui s’explique par la formation, l’éducation, le service ou produit et les modes de raisonnement.

Dans le cas de nos Ingénieurs qui représentent la population encadrant du secteur industriel on peut déterminer des grandes tendances :

👉 Une orientation produit, le terrain et la technique

👉 Un mode de raisonnement causal

👉Une sensibilité forte aux éléments tangibles et mesurables

S’il faut retenir une chose c’est que si l’on devait définir en un mot la culture métier des ingénieurs c’est “pragmatisme”. Cette orientation produit, ancrée dans une tradition de précision et de performance, conduit à un focus sur les résultats tangibles et mesurables. C’est d’ailleurs ainsi qu’ils sont non seulement formés mais challengés dans leurs quotidien puisque l’on “n’améliore que ce que l’on mesure”.

Le mode de raisonnement causal des ingénieurs les poussent encore d’avantage à une vision terrain:

👉Constats

👉Causes

👉Solutions

👉Itérations

👉Validations & enseignements

Alors forcément ces aspects plus immatériels, comme la communication ou la transparence, sont souvent relégués au second plan, voire perçus comme des distractions inutiles. Oui oui j’aime bien pousser le bouchon ! Mais je vous aime bien les ingénieurs c’est promis 😉

De plus, la communication, surtout lorsqu'elle concerne des sujets complexes ou stratégiques, est parfois jugée trop immatérielle ou superflue. Cette vision, bien que compréhensible dans un environnement où la rigueur technique prime, limite la possibilité d'une communication ouverte et accessible.

Mais alors fort de ces théories culterel-intello-stratégique, qu’est-ce qu’on en fait ? Parce que là elle se tire une balle dans le pied l’obsédée du bocal (👋Alain Delon)

3. Confidentialité : nécessité ou blocage ?

On l’a compris désormais, l'un des obstacles majeurs à faire rayonner l’Industrie auquel je fais face c’est la notion de confidentialité. On considère en quelque sorte qu’il est moins risqué de ne rien dire, de ne pas être visibles. Vivons heureux vivons cachés .

Mais voilà, je vais faire ma commerciale de base avec les cheveux gominés en arrière en 3 points :

1️⃣ Cette prudence, bien que justifiée, conduit souvent à une culture du secret qui s'étend au-delà des informations stratégiques, affectant même la communication interne et la transparence vis-à-vis des employés.

2️⃣ En 2024 c’est un peu la guerre de l’attention et aussi la “guerre des talents” (je déteste cette expression mais je l’ai imaginé avec une musique dramatique c’était mieux). Et mon petit doigt me dit que vous êtes déjà sur un champ de bataille dans vos ateliers tellement il vous manque de collaborateurs. Bref c’est déjà la panne sèche

3️⃣ La communication ne s’oppose pas à la confidentialité

Effectivement, il est important de distinguer 2 choses :

👉la confidentialité nécessaire pour protéger l'innovation

et

👉la rétention excessive d'informations, qui peut nuire à la cohésion interne et à la motivation des équipes.

Une fois posé le sujet c’est bien sympa mais on en fait quoi ? Et bien on prend on grand bol d’inspiration avec Pierre Monclos auteur du livre "Start-up Scale-Up, Licornes réinvente les RH". Il y évoque les trois niveaux de transparence, chacun ayant des implications différentes pour la gestion d'entreprise.

Voici comment ces niveaux peuvent être adaptés à l'industrie :


  • Transparence Opérationnelle : Ce premier niveau concerne la transparence sur les opérations quotidiennes, les processus internes et les résultats.


💡 Dans l'industrie, cela pourrait se traduire par une plus grande ouverture sur les méthodes de production, les indicateurs de performance clés (KPI) et les processus d'amélioration continue. Cela peut impliquer de partager des informations avec les employés sur les défis et les succès opérationnels, renforçant ainsi l'engagement et la compréhension collective.



  • Transparence Stratégique : Le deuxième niveau de transparence se concentre sur la communication des objectifs à long terme, des projets en cours et des décisions stratégiques majeures.


💡 Pour l'industrie, il s'agit d'un équilibre délicat entre partager suffisamment pour mobiliser les équipes autour d'une vision commune, tout en protégeant les informations critiques. Les entreprises peuvent, par exemple, partager des grandes orientations stratégiques sans entrer dans les détails confidentiels, en s'assurant que les employés comprennent la direction générale de l'entreprise.



  • Transparence Culturelle : Enfin, la transparence culturelle concerne l'ouverture sur les valeurs, les normes et les comportements attendus au sein de l'entreprise.

  • 💡 Dans un environnement industriel, cela pourrait se traduire par une communication claire sur la culture d'entreprise, les attentes en matière de collaboration et d'innovation, et l'encouragement à un dialogue ouvert à tous les niveaux. Adopter une transparence culturelle peut aider à briser les silos traditionnels et à créer une atmosphère de confiance et de coopération.



Alors forcément pour chacun de ces points, développer une politique de transparence (peu importe le niveau) nécessite de mettre en oeuvre des outils, des répertoires, des modes opératoires pour trouver et classifier l’information. Si elle est donnée, il s’agit bel et bien de pouvoir la retrouver quelque part sans avoir besoin de sortir la truelle.

Et l’autre pré-requis à chacun de ces niveaux c’est la maturité de l’entreprise notamment sur les sujets stratégiques et culturels. Il s’agit là d’avoir une valeur ajoutée à apporter dans ses communications et donc de la substance. Une stratégie, une culture d’entreprise ca se travaille !

4. Des Solutions pour une Industrie Plus Transparente

On se retrouve donc en plein paradoxe en 2024… D’un côté vous êtes inévitablement contraints de sécuriser votre supply chain (notamment avec l’explosion du risque cyber) et de l’autre il devient nécessaires d’ouvrir ses portes au monde.

De quoi devenir chèvre 🐐🐐 ! (Pardon c’était juste pour le plaisir de mettre des emojis chèvre)

Alors l’enjeu c’est de trouver un équilibre entre ouverture et protection des intérêts stratégiques.

Voici quelques pistes pour y parvenir mais chaque petit pas compte :


  • Développer une Culture de la Confiance : Commencez par instaurer un climat de confiance où la transparence est valorisée et où les employés se sentent en sécurité pour exprimer leurs idées et préoccupations.

  • Établir des Protocoles de Communication : Définissez clairement ce qui peut être partagé et avec qui. Des protocoles bien définis permettent de lever les ambiguïtés sur la confidentialité tout en encourageant une communication fluide.

  • Former les Leaders : Les dirigeants et les managers doivent être formés à l'importance de la transparence et à la manière de l'appliquer efficacement. Ils doivent comprendre comment adapter les pratiques de transparence à leur contexte spécifique.

  • Utiliser des Outils Numériques : Les plateformes de communication internes peuvent jouer un rôle clé dans la mise en œuvre de la transparence. Les outils comme les intranets, les newsletters internes ou les plateformes de collaboration peuvent faciliter le partage d'informations pertinentes tout en respectant la confidentialité.


Conclusion

En conclusion, l’industrie doit relever un défi majeur : évoluer sans trahir son identité. L’opacité, héritée d’une culture technique centrée sur la confidentialité, n’est plus en phase avec les attentes modernes de transparence et de proximité. Pourtant, cette transformation ne signifie pas tout dévoiler, mais plutôt trouver le bon équilibre entre la protection des informations stratégiques et l’ouverture nécessaire pour attirer des talents, fidéliser ses équipes et améliorer sa compétitivité.

L’inspiration peut venir de secteurs comme les start-ups, où la transparence est devenue un atout de performance. Mais l'industrie n’a pas à copier ce modèle, simplement à s'en inspirer pour ajuster ses pratiques à sa propre culture et à ses propres enjeux.

En intégrant progressivement plus de transparence – opérationnelle, stratégique et culturelle – les entreprises industrielles peuvent renforcer leur attractivité tout en restant fidèles à leurs racines. C’est par ces petits pas que l’industrie pourra à la fois se moderniser et préserver son savoir-faire, prouvant ainsi que l’innovation ne concerne pas seulement la production, mais aussi la façon de communiquer.

Alors, l’opacité dans l’industrie est-elle encore nécessaire, ou n’est-elle plus qu’un blocage à dépasser ? 

À vous les studios !!

 
 
 

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